Au procès d’Inass, les experts attribuent certaines morsures à la mère, pas au père
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Modifié : 18h01
Au quatrième jour du procès de l’affaire de la « martyre de l’A10 », Halima E. a dû revenir au tribunal de Blois après un malaise la veille. Les experts médico-légaux ont ensuite présenté leurs conclusions sur les morsures relevées sur le corps de la fillette.
Le tribunal de Blois a vu affluer le public dès le début de l’audience, alors qu’une question dominait les esprits : Halima E. serait-elle capable de tenir après son passage aux urgences dans la nuit ? La mère d’Inass était revenue presque directement au procès après son malaise de la veille, provoqué par la diffusion des photos du corps de sa fille.
La fillette, retrouvée morte au bord de l’A10 en 1987 à Suèvres, dans le Loir-et-Cher, est restée sans identité pendant plus de 30 ans avant d’être identifiée grâce aux analyses ADN en 2018. Les parents ont ensuite été mis en examen et renvoyés devant la cour d’assises, la mère étant principalement accusée et le père poursuivi pour complicité.
Les experts se prononcent sur les morsures
Dès la reprise, deux experts médico-légaux ont analysé une vingtaine de traces de morsures humaines retrouvées sur le corps d’Inass. Certaines dataient du jour de la mort, d’autres étaient déjà en phase de cicatrisation.
Avant la diffusion des photographies, la présidente a invité les mineurs et les personnes sensibles à sortir de la salle. Les images ont ensuite été projetées pendant que Halima E. gardait les yeux baissés, la veille l’ayant déjà fragilisée.
Selon les experts, trois personnes auraient mordu l’enfant : une adulte et deux enfants. Une concordance a été relevée avec les empreintes dentaires de la mère, avec une forte probabilité mais sans certitude absolue. Pour le père, la concordance a été exclue.
Dans l’après-midi, la cour a entendu à huis clos partiel les enfants Touloub, parties civiles dans ce dossier très suivi. Le procès doit se poursuivre devant la cour d’assises.
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