Blocage lycées et universités : la rentrée perturbée les 3 et 5 novembre 2026

Société

URBAN HIT

Modifié : 9h40

L’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne appellent à bloquer les lycées et universités les mardi 3 et jeudi 5 novembre 2026. Objectif : peser sur le gouvernement et remettre les conditions d’études au centre du débat.

L’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne appellent à bloquer les lycées et universités mardi 3 et jeudi 5 novembre 2026. Au moment où la rentrée de la Toussaint reprend à peine, ces journées de mobilisation pourraient perturber le retour en cours dans de nombreux établissements.

La porte-parole de l’Union étudiante, Sabrine Kharbach, a annoncé sur TF1 Info : « Dès ce mardi, on va bloquer nos universités et lycées et on bloquera jeudi également pour ensuite aller en manifestation le 5 novembre à l’appel des travailleurs et travailleuses ». L’appel s’inscrit dans la suite du cortège parisien du 31 octobre, dont l’interdiction du parcours est dénoncée par les organisations.

Des revendications sur les conditions d’études

Du côté lycéen, le président de l’USL, Ryad Rani, affirme : « On ne demande pas le luxe, on ne demande pas des MacBook dans chaque salle de classe, on ne demande pas un restaurant gastronomique ». Il réclame « des conditions de dignité » et « un plan national sur le bâti ».

Il a aussi annoncé que son organisation soutiendrait les blocages « mardi, mercredi, jeudi, vendredi et autant qu’il faudra » pour obtenir ces revendications. Lundi 2 novembre, les élèves sont invités à se réunir en assemblées générales pour préparer les actions à venir.

Concrètement, les établissements peuvent être bloqués par des palettes, des poubelles ou des banderoles, avec filtrage des entrées, accès réservé au personnel ou fermeture complète. Les chefs d’établissement et les présidents d’université devront ensuite décider entre annulation de cours, bascule en distanciel ou report d’évaluations.

Les syndicats portent aussi un plan d’urgence d’environ 10 milliards d’euros pour l’éducation, 250 000 places supplémentaires dans le supérieur et une remise à plat de Parcoursup. Le gouvernement a présenté le 26 octobre un plafonnement des classes de seconde à 28 élèves à partir de 2027 et le remplacement de Parcoursup en 2028, mais ces mesures sont jugées insuffisantes par les organisations étudiantes.