Blocages des lycées : le gouvernement réagit avec fermeté face aux débordements

Société

URBAN HIT

Modifié : 6h44

Les blocages des lycées et universités s'intensifient, entraînant des violences et des interpellations massives. Le gouvernement répond par la fermeté.

Blocages des lycées et universités se poursuivent. Ce jeudi 1er octobre, 1 027 établissements scolaires étaient concernés, dont 222 bloqués. 400 lycées fermeront vendredi, avec interdiction de manifester aux alentours. Les violences s'intensifient. Un incendie a eu lieu au lycée Nelson-Mandela à Nantes. À Marseille, des membres du personnel éducatif ont été agressés. 305 policiers et gendarmes blessés ce jour-là, 170 élèves blessés depuis lundi.

Le gouvernement face à la montée des violences

Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a évoqué un mouvement pris en otage par des groupuscules ultraviolents. 1 949 interpellations ont été comptabilisées, plus du double des 625 de la veille. 1 793 gardes à vue ont été enregistrées depuis lundi. Le gouvernement soupçonne La France insoumise (LFI) d'être à l'origine des débordements. Une cellule de crise a été tenue au ministère de l'Intérieur.

Le ministre a annoncé l'ouverture d'une plateforme de concertation à partir du 5 octobre pour recueillir les revendications des élèves. La mesure controversée des frais d'inscription en BTS et prépa pourrait être retirée du budget 2027. La situation reste tendue, avec des appels à la mobilisation pour le 6 octobre.