LBD, gazage et arrestations : le maintien de l'ordre face aux lycéens

Faits divers

URBAN HIT

Modifié : 9h46

Le maintien de l'ordre est remis en question avec 170 lycéens blessés et des arrestations massives lors des manifestations.

Les manifestations lycéennes prennent une tournure inquiétante. 170 jeunes blessés, 305 membres des forces de l'ordre touchés. Le mouvement de blocage des lycées, qui a débuté récemment, s'est intensifié avec plus de 1 000 établissements concernés. 222 lycées bloqués le 2 octobre, 735 perturbés le lendemain. Les préfets ont interdit les manifestations autour des établissements fermés.

Violences policières et jeunes manifestants

Des accusations de violences policières émergent. L'IGPN a ouvert cinq enquêtes suite à des blessures causées par des LBD. La Ligue des droits de l'homme appelle à une réponse politique plutôt que policière. Sebastian Roché, sociologue, souligne que les jeunes manifestants manquent d'expérience. Les adolescents, souvent mineurs, sont moins conscients des dangers. Les forces de l'ordre, face à des débordements, doivent faire preuve de discernement, selon le ministre de l'Intérieur.

La stratégie de maintien de l'ordre a évolué. Après des événements tragiques, la France a longtemps évité les contacts physiques. Depuis 2018, l'usage des LBD s'est accru, devenant central dans les interventions. Les forces de l'ordre doivent utiliser ces armes en dernier recours. Environ 2 000 personnes ont été placées en garde à vue, dont 90% de mineurs. Gérald Darmanin a demandé aux procureurs de faire payer les réparations aux parents des jeunes impliqués dans les dégradations.