60% des victimes d'agressions sexuelles dans les transports en commun sont des Franciliennes.

URBAN HIT

21 décembre 2017 à 11h26 par La rédaction

La région parisienne est particulièrement touchée par les agressions sexuelles en transports en commun.

La région parisienne est, et de loin, la plus touchée en termes d'agression sexuelle dans les transports en commun. En effet, 60% des victimes de ce genre d'atteinte en France, sont Franciliennes. Siffler une femme, la forcer à l'embrasser ou encore lui toucher les fesses n'est pas une technique de drague et, si cela tourne sous le sens, certaines personne sont encore beaucoup de mal à s'en souvenir. Retour sur les résultats d'une récente enquête sur le sujet :

« Notre étude ne prend en compte que la dernière atteinte déclarée. Par exemple, si une femme a été victime d’une atteinte dans le bus puis dans la rue, l’agression dans le bus ne sera pas comptabilisée », explique ainsi le directeur de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), Christophe Soullez. Dans le détail de son approche, 160.000 personnes assurent avoir eu à faire à des gestes déplacés, tandis que 110.000 personnes, assurent-elles, avoir eu à faire à des exhibitions sexuelles et 16.000 des attouchements, viols ou tentatives. 44 % des victimes interrogées, assurent également avoir été victimes de plusieurs de ces atteintes en même temps.

Les plaintes elles, sont plutôt rares. En effet, seul 10% de ces cas sont portés à la police. « Par lassitude ou résignation, les victimes vont rarement porter plainte, poursuit le directeur de l’observatoire. Certaines se disent que ce n’est pas si grave, d’autres ne veulent pas se lancer dans une procédure longue. »