SOCIETE

Bientôt des drones pour aider la police ?

05 décembre 2018 à 11h12



La ville d'Asnières-sur-Seine envisage de passer aux drones.

Manuel Aeschlimann, maire Les Républicains d'Asnières-sur-Seine, a confirmé être actuellement en train de songer à utiliser des drones afin d'aider les forces de l'ordre et d'offrir une alternative à la vidéoprotection. Ce dernier a d'ailleurs envoyé une lettre au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, afin de proposer sa localité comme « ville pilote ».

« La vidéo a prouvé son efficacité, mais également ses limites, du fait qu’elle soit, par nature, fixe, certains coins demeurent incontrôlés. Les drones permettraient de surveiller des sites difficiles d’accès. » a ainsi confié l'élu au journal 20 minutes. Pour le moment, ce dernier n'a toujours reçu aucune réponse de la part du Ministère. Mais selon ce dernier, la réponse sera positive. « La police municipale pourrait intervenir en flagrant délit ou localiser rapidement les auteurs d’infractions ».

Problème, certains, comme le criminologue Sebastian Roché, estiment que cela ne servira finalement... À rien. « Détecter le problème ne suffit pas à l’enrayer. D’autant que les policiers sur le terrain n’ont pas besoin de drones pour savoir où se nichent les trafics. ». Toujours selon lui, il n'existe à ce jour aucune étude tendant à prouver que la vidéosurveillance, qu'elle soit sous forme de caméra ou de drones, permette de faire baisser la délinquance. En gros, la vidéo sert à voir mais si les policiers ne savent pas ou chercher, cela est inutile. « La seule exception notable, c'est pour les caméras installées dans les lieux clos, comme un parking ou un magasin, car cela modifie la perception du risque ».