Macron à une demandeuse d'asile : "Si vous n'êtes pas en danger, il faut retourner dans votre pays".

URBAN HIT

24 novembre 2017 à 8h57 par La rédaction

Le président a eu un petit échange avec une demandeuse d'asile marocaine.

Voici une petite phrase qui ne devrait pas passer inaperçue. En effet, le président de la République, Emmanuel Macron inaugurait mardi 21 novembre, le lancement de la campagne hivernale des Restos du Cœur. Pour se faire, celui-ci a donc rendu une petite visite aux bénévoles d'un centre situé dans le 10e arrondissement de Paris. En sortant des locaux, le chef de l'Etat s'est cependant fait prendre à parti par une Marocaine, demandeuse d'asile.


Souhaitant avoir quelques informations sur sa politique migratoire, celle-ci ne s'attendait visiblement pas à une telle réaction du président la République qui a fait preuve d'une certaine... Fermeté : "Je ne peux pas vous mentir : en France, on va protéger tous les gens qui relèvent de l'asile et qui ne sont pas en sécurité chez eux. [...] Je veux qu'on les accueille, qu'on les intègre", lui explique-t-il avant de continuer : "Mais on ne peut pas accueillir tous les gens qui viennent avec des visas de commerce ou d'étudiant, et qui restent après. Donc après, il faut retourner dans son pays, je vous le dis franchement", poursuit-il tandis que les caméras de BFM TV sont en train d'enregistrer la scène. "On aide les gens quand ils sont malades, mais [...] je ne peux pas donner des papiers à tous les gens qui n'en ont pas, sinon comment je fais avec les gens qui sont déjà là, et qui n'arrivent pas à trouver un travail ?".


"Si vous n'êtes pas en danger dans votre pays, il faut y retourner. Au Maroc, vous n'êtes pas en danger !", assène-t-il. "Mes parents sont très malades", se justifie donc la jeune femme, visiblement émue et secouée par ce qu'il se passe. "La République française les soigne. Vous pouvez venir les visiter régulièrement si vous voulez", rétorque Macron. "S'ils sont là, on les soigne, c'est ça le droit en France. C'est déjà très généreux, vous imaginez".