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Nasser Al-Khelaïfi : le patron de Bein Sports et du PSG, inculpé dans une affaire de corruption

20 février 2020 à 17h28 Par Caro Caro
Nasser Al-Khelaifi et l’ancien secrétaire général de la Fédération internationale de football (FIFA) Jérôme Valcke, ont étés inculpés ce jeudi par la justice suisse dans une affaire de corruption.

La justice suisse a annoncé ce jeudi qu'elle avait inculpé Nasser Al-Khelaïfi, en sa qualité de directeur de Bein Media Group, et l'ancien vice-président de la FIFA, Jérôme Valcke, dans une affaire de corruption liée à l'obtention de droits médiatiques. Une affaire qui dure depuis 2017 survenue suite à l'attribution des droits de diffusion des coupes du monde 2026 et 2030. Les enquêteurs affirment que Jérôme Valcke aurait œuvré en interne pour que Bein Sports puissent retransmettre ces compétitions.

D'après le communiqué publié par la justice suisse, l'ancien vice-président de la FIFA a obtenu des avantages des deux co-accusés, en l'occurrence « le remboursement d'un acompte d'environ 500 000 euros qu'il avait versé à des tiers pour une villa en Sardaigne, ce après l'achat par Al-Khelaïfi, via une société, à la place de Valcke. Valcke a ensuite obtenu d'Al-Khelaïfi le droit de jouissance exclusif de la villa pour une période de 18 mois au total, jusqu'à sa suspension de la FIFA - sans s'être acquitté pour cela d'un loyer d'une valeur estimée entre environ 900 000 euros et environ 1,8 million d'euros. Valcke a reçu du troisième prévenu trois paiements d'une valeur totale de 1,25 million d'euros à sa société Sportunited Sàrl. » Toujours selon le communiqué publié par la justice suisse, « L'accusation de gestion déloyale découle de ce que Valcke n'a pas annoncé les avantages précités à la Fifa, se comportant ainsi de manière contraire à ses devoirs dans le cadre de son activité de Secrétaire général de celle-ci, et du fait qu'il s'est enrichi de manière illégale. Dans ce contexte, Al-Khelaïfi et un troisième prévenu sont accusés d'instigation ».

Le communiqué précise que la FIFA a retiré sa plainte à l'encontre de M. Al-Khelaïfi, après un « accord à l'amiable », qui n'est plus accusé de corruption active et passive dans l'attribution de droits médiatiques des coupes du monde 2026 et 2030, mais d'« instigation à gestion déloyale ».