Porno amateur : plongée dans un monde méconnu et dangereux

URBAN HIT

19 octobre 2018 à 8h25 par La rédaction

Le monde du porno amateur est bien plus difficile que ce que nous pouvons être amenés à croire.

Non, le monde du porno ce n'est pas Hollywood et Prague, des belles-filles payées des milliers d'euros pour une scène et des soirées affriolantes. Le porno, c'est également de l'amateurisme. En France, c'est la société Jacquie et Michel qui règne en maître sur le milieu, avec un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros réalisé en 2017. Cependant, derrière la caméra, la réalité est tout autre de ce que nous sommes amenés à voir. Entre lieux de tournage improbable, contrat inexistant et consentement moyennement validé, le porno amateur impose sa loi. Récemment, Robin d'Angelo s'est d'ailleurs plongé en immersion dans ce monde, au cours d'une enquête longue de 18 mois.

Parmi les premières surprises ? On parle souvent du porno amateur comme d'un genre plutôt sympa, de Jacquie et Michel comme d'une société plutôt marrante. La situation elle, est bien différente puisque ce genre de films est en fait une simple catégorie, souvent filmé par des professionnels. Jacquie et Michel par exemple (Jacquie n'existe d'ailleurs pas), joue sur le succès de ce style pour se donner une image. Derrière ce pur produit marketing, 20 personnes bossent à plein temps et génèrent un chiffre d'affaire de 25 millions d'euros par an.

Du côté légalité, là encore, la situation est précaire. Outre le fait qu'il n'y ait pratiquement jamais de contrat de travail, le contrat pour le droit à l'image est lui aussi mis de côté, mis à part si les actrices le demandent. Idem pour la notion de consentement, parfois bien relative, puisque les producteurs aiment à jouer sur le côté « bestial » afin de faire de la femme un véritable objet sexuel. "Sur son site, Pascal OP indique que ses abonnés sont invités en priorité à ses douches de sperme collectives, écrit ce dernier. Je m'inscris donc, avec une fausse adresse mail, contre 29,90 euros en espérant faire partie des heureux élus." Résultat ? Invité sur place, il y découvrira une scène terrifiante ou, la femme, regard hagard se fera éjaculer dessus par des dizaines d'hommes. "Tout le monde peut y aller, il n'y a aucun contrôle sur les MST !"

Plus d'informations dans Judy, Lola, Sofia et moi, éditions Goutte d'Or, en librairie le 18 octobre, 17 euros