Viol collectif à Toulouse : les réseaux sociaux dénoncent n'importe quoi et ralentissent l'enquête !

URBAN HIT

21 septembre 2018 à 11h19 par La rédaction

Les réseaux sociaux semblent entraver l'enquête concernant le viol collectif dont a été victime une jeune femme à Toulouse.

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux sont en alerte. La raison ? Une jeune femme de 19 s'est faite violer à la sortie d'une boite de nuit par un groupe de quatre hommes. La scène, filmée, a ensuite été partagée sur Snapchat puis sur le reste des réseaux sociaux. Très vite cependant, la police nationale a eu vent de ces images et a tout fait afin d'empêcher que cette vidéo ne soit relayée. 

Sur les images diffusées, la jeune femme apparaît titubante, comme droguée. Après avoir déposée plainte, celle-ci a ensuite été prise en charge par l'hôpital de Toulouse, dans lequel elle a pu passer des examens : « Elle a été examinée par le service médico-légal et a parlé de quatre agresseurs, indique le parquet de Toulouse. Nous recherchons quatre personnes, peut-être plus. Des analyses toxicologiques sont en cours quant au fait qu’elle ait été droguée » Problème ? Les réseaux sociaux s'enflamment. Des screen des supposés violeurs sont ainsi partagés ici et là sur la toile, compliquant la tâche des forces de l'ordre qui tentent d'agir en discrétion. Certaines photos sont également des fakes et ils sont nombreux à être pointés du doigt pour avoir fait quelque chose dont ils n'étaient même pas au courant. C'est le cas de Sammy, ancien candidat de La Belle et ses Princes qui a du expliqué à plusieurs reprises qu'il n'y était pour rien dans cette affaire... Avant de finalement se faire disculper par la victime elle-même, visage découvert, via Instagram ! « Il faut prendre de la distance par rapport à toutes ces accusations périphériques à l’enquête, souligne le parquet de Toulouse. Il reste encore de nombreuses personnes à entendre. Tout ce qui est diffusé sur les réseaux sociaux ajoute à la confusion »