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Violences policières : le témoignage d'un ado de 14 ans, défiguré après une intervention ! [VIDEO]

URBAN HIT

8 juin 2020 à 15h58 par La rédaction

Gabriel, 14 ans, a fait la une des médias après avoir passé une dizaine de jours aux urgences, suite à une violente intervention policière.

Un témoignage choc, qui pourrait relancer le débat au sujet des violences policières. Depuis plusieurs jours, que ce soit aux USA ou en Europe, de nombreuses voix s'élèvent afin de réclamer une police plus prudente et respectueuse des droits. Afin d'appuyer les revendications, les manifestatants n'hésitent pas à mettre en avant certaines victimes, comme Adama Traoré, Georgle Floyd et, plus récemment, le petit Gabriel, 14 ans.

Dans la nuit du 25 au 26 mai dernier, ce dernier a été blessé au visage à la suite d'une violente interpellation policière, alors qu'il était en train de voler un scooter. Défiguré, il a passé une dizaine de jours aux urgences. Aujourd'hui, alors qu'il se remet tout doucement de ses émotions, Gabriel témoigne au micro de Loopsider, assurant avoir tout fait pour éviter un tel drame.

"Je leur ai dit "s'il vous plaît", je me rends. C'est là qu'ils m'ont tapé. C'est là qu'ils m'ont mis à terre et qu'ils m'ont mis les menottes. Il y en a un qui a mis ses genoux sur mon dos. Il y a une femme qui m'a tenu les pieds pendant qu'un policier barbu me tapait avec la pointe de ses pieds dans le visage" explique-t-il ainsi. Une fois au commissariat, le jeune homme assure avoir dû attendre plus d'une heure avant que les policiers n'appellent les pompiers, pourtant pris de vertige, de vomissement et crachant du sang.

Les forces de l'ordre affirment cependant que toute cette histoire n'est qu'un simple accident. Selon leurs explications, le jeune garçon aurait tenté de se rebeller et les policiers lui seraient tombés dessus. Résultat, il a perdu quatre dents, a eu une fracture maxillaire étendue à l'os de l'œil gauche et a été opéré. Il a également reçu une ITT, interruption totale de travail, de 30 jours. Deux plaintes ont été déposées auprès du parquet de Bobigny par la famille, afin de faire la lumière sur cette affaire.