Prisons françaises : 90 937 détenus pour 63 452 places au 1er octobre

Société

URBAN HIT

Modifié : 10h10

Au 1er octobre 2026, les prisons françaises comptaient 90 937 personnes écrouées détenues pour 63 452 places opérationnelles. La densité carcérale atteignait 143,3 %, avec une pression encore plus forte en maisons d’arrêt.

Le tableau publié par la Direction générale de l’administration pénitentiaire fait aussi apparaître 8 959 matelas au sol. Dans le détail, la densité carcérale monte à 178,0 % dans les maisons d’arrêt et quartiers maison d’arrêt.

Une population détenue en hausse de 7,2 % sur un an

Le ministère de la Justice indique également que le nombre de détenus a augmenté de 7,2 % en un an. Ces statistiques mensuelles pour octobre 2026 ont été mises en ligne le 2 novembre 2026.

Cette saturation des établissements intervient alors que certaines affaires de lutte contre les prédateurs sexuels sont aussi suivies de près par la justice. En France, l’association Truly, basée en Nouvelle-Calédonie, dit avoir transmis près de 400 signalements à la justice en six ans.

Son mode opératoire repose sur la création de faux profils de mineurs sur les réseaux sociaux. Comme l’explique Me Laure Chatain, l’association ne lance pas les échanges : « On ne fait que poster un avatar. Ce sont les pédocriminels qui viennent se connecter, poser des questions et essayer de créer une relation de confiance ».

Dans un dossier évoqué par France 3 Régions, un homme de 51 ans domicilié dans l’Orne a été repéré à partir d’un profil fictif. Après des échanges conservés par Truly entre le 11 janvier et le 3 février 2026, l’association a transmis un signalement au procureur de la République, puis la justice a mené ses propres investigations.

Le prévenu a été jugé le 4 novembre 2026 au tribunal judiciaire d’Alençon et condamné à dix mois d’emprisonnement ferme sous bracelet électronique. France 3 précise aussi qu’il a été déféré le 11 septembre 2026 après l’enquête, et que celle-ci a mis au jour des échanges avec « cinq à dix autres filles mineures ».