Société

Vapoter : un danger pour la chimie cérébrale des jeunes ?

13 juin 2024 à 10h50

Vapoter : un danger pour la chimie cérébrale des jeunes ?

Un médecin souligne les risques liés au vapotage, en particulier chez les jeunes dont le cerveau est en développement.

Le vapotage est souvent vu comme une alternative moins nocive que le tabac, mais quels sont vraiment ses effets sur notre santé ? Un médecin spécialiste de la médecine familiale et célèbre YouTuber, Dr Mike, alerte sur les dangers que le vapotage peut représenter, surtout chez les adolescents dont le cerveau est encore en pleine croissance. Une étude récente menée par Action on Smoking and Health révèle que 15% des enfants de 11 à 15 ans et plus d'un tiers des 16 à 17 ans au Royaume-Uni ont déjà expérimenté le vapotage.

Dr Mike explique que les produits de vapotage peuvent 'changer la chimie du cerveau', impactant ainsi le lobe frontal, zone responsable de la prise de décision complexe. Cette situation rend les jeunes particulièrement vulnérables à l'addiction, d'autant plus que les e-cigarettes sont souvent présentées avec des emballages colorés, des parfums attrayants et une odeur agréable.

Le médecin a également mentionné des cas d'hospitalisation d'enfants liés à l'utilisation de ces dispositifs. Il souligne que le vapotage devrait être utilisé comme un moyen d'arrêter de fumer et non comme une introduction à la nicotine, en particulier chez les enfants. Dr Mike insiste sur le fait que la désinformation insidieuse peut être plus problématique que la fausse information directe, car elle minimise souvent les risques réels associés au vapotage.

Comparant les effets du vapotage à ceux du Covid-19, Dr Mike rappelle que la sous-estimation des risques peut conduire à des problèmes plus graves à long terme. Toutefois, il est important de noter que, selon le NHS, les personnes qui passent complètement de la cigarette au vapotage réduisent significativement leur exposition aux toxines associées aux risques de cancer, de maladies pulmonaires, cardiaques et d'accidents vasculaires cérébraux. De plus, les dispositifs de vapotage à nicotine seraient plus efficaces pour arrêter de fumer que d'autres thérapies de remplacement comme les patchs ou les gommes à mâcher.