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Vaccins obligatoires : face à la méfiance, les médecins rassurent !

02 janvier 2018 à 17h50
"L'aluminium dans les vaccins représente une goutte d'eau"

À partir du 1er janvier 2018, les bébé devront recevoir onze injections contre trois obligatoires auparavant. Sans ces vaccins, les enfants ne pourront être admis en crèche ou à l'école. Ainsi, au traditionnel DTP - diphtérie, tétanos et poliomyélite - s'ajoutent les injections contre la coqueluche, la rougeole, les oreillons, la rubéole, l'hépatite B, la bactérie haemophilus influenzae (source de méningites), le pneumocoque et le méningocoque C. Si le gouvernement souhaite ainsi prévenir à l'avance, de nombreux parents sont méfiants face à tous ses vaccins, qu'ils jugent dangereux. 

Face à la suspicion, les professionnels de la santé ont souhaité réagir. "L'aluminium dans les vaccins représente une goutte d'eau. Avec tous les vaccins obligatoires, un bébé reçoit entre 4 et 5 milligrammes au total d'aluminium. Ce n'est rien", assure Liliane Keros, immunologiste et virologue. "Au passage, il n'y a pas d'aluminium dans le vaccin ROR". Mais les anti-vaccins n'en ont visiblement que faire, puisque ceux-ci préfèrent s'appuyer sur l'immunité transmise de la mère à l'enfant. Un argument qui, toujours selon Lilian Keros, n'a pas lieu d'être, : "La protection naturelle ne suffit pas parce que, même si un bébé est protégé, temporairement, mais très partiellement, par les anticorps qu'il a reçus de sa mère pendant la grossesse ou par l'allaitement maternel, ces mesures naturelles sont largement insuffisantes".