Toulouse : une retraitée dit avoir reçu des éclats, son mari dit avoir été jeté au sol

Faits divers

URBAN HIT

Modifié : 6 novembre 2026 à 21h50

Brigitte et Jean-Marc, deux retraités de l’Éducation nationale, racontent avoir été blessés lors de la manifestation interdite du 5 novembre à Toulouse. Ils disent avoir été touchés près du pont des Catalans et vouloir porter plainte.

Le couple, installé dans l’ouest toulousain, raconte avoir rejoint le cortège parti de Saint-Cyprien. Jean-Marc situe les faits vers 15 h 45, au pied du pont des Catalans, près du feu donnant vers le Théâtre Garonne, face aux Abattoirs.

Brigitte dit s’être trouvée à l’écart de l’agitation quand les gaz lacrymogènes ont été utilisés. Avec son mari, elle explique avoir tenté de fuir vers le Carrefour Contact voisin, avant de tomber sur un cordon policier qui aurait bloqué leur passage.

Brigitte veut faire constater ses blessures

Selon Jean-Marc, Brigitte a reçu plusieurs éclats, avec deux impacts à la cuisse et un au bras. Il dit aussi avoir été poussé violemment au sol en voulant l’accompagner hors du dispositif policier. Le couple attribue ces blessures à une grenade de désencerclement, sans pouvoir l’établir de manière certaine par son seul témoignage.

Brigitte affirme que des street-médics lui ont apporté une poche de glace et du sérum physiologique avant son passage aux urgences. Un rendez-vous avec son médecin était aussi prévu vendredi après-midi pour faire constater ses blessures, et elle souhaite porter plainte.

Les deux retraités disent avoir eu le sentiment d’être pris au piège alors qu’ils cherchaient simplement à quitter les lieux. Ils assurent ne pas avoir vu de violences de manifestants à proximité immédiate au moment des faits et disent rester profondément choqués par ce qu’ils ont vécu.