Gaz hilarant : un trafic en hausse qui coûte des centaines de milliers d’euros

Société

URBAN HIT

Modifié : 10h37

Le recyclage des bonbonnes de protoxyde d'azote saisies par les forces de l'ordre entraîne des frais colossaux pour les autorités.

Le protoxyde d'azote, souvent utilisé à des fins récréatives, pose un défi majeur aux autorités. Le Sénat examine la loi Ripost, visant à sanctionner son usage détourné. Jean-Philippe Rey, procureur de Narbonne, révèle que le stockage de ces bonbonnes est un véritable casse-tête. En février, 6 000 bouteilles ont été saisies, représentant 7,2 tonnes de gaz hilarant.

Coûts de stockage et de recyclage exorbitants

Le coût de traitement des bonbonnes peut atteindre 100 euros par unité. En cas de traitement en volume, ce tarif peut descendre à 20 euros, mais cela reste hors coûts logistiques. Les devis pour détruire ces 7,2 tonnes dépassent les 100 000 euros. La réglementation environnementale complique encore la situation. Peu d'entreprises en France sont certifiées pour gérer ce gaz, qui est 300 fois plus nocif pour la couche d'ozone que le CO2.

Les saisies de protoxyde d'azote se multiplient, notamment à Paris, où elles ont été multipliées par sept en 2025. La justice peine à poursuivre les trafiquants, rendant la situation encore plus complexe. La destruction des bonbonnes devient la seule option viable, malgré les coûts élevés. Le procureur espère qu'une filière de recyclage se développera, permettant de réduire ces frais à l'avenir.