Manifestations du 31 octobre : un gendarme raconte l’instant où son équipement a pris feu à Paris

Faits divers

URBAN HIT

Modifié : 12h41

Lors des manifestations du 31 octobre à Paris, un gendarme a vu son équipement s’enflammer après un jet de cocktail Molotov. Grièvement touché à la jambe, il raconte ce qu’il a vécu.

Des scènes de tension ont marqué la fin de la manifestation du 31 octobre à Paris, à hauteur de la porte de Charenton. Selon le gendarme, des individus venus faire face aux forces de l’ordre ont commencé à leur jeter des projectiles alors que le cortège touchait à sa fin.

« À ce moment-là, un certain groupe très hostile se forme progressivement et prend à partie l’une des positions de l’escadron. On est clairement assaillis et ça arrive de manière spontanée et brutale », a-t-il raconté à BFMTV et LCI. Il précise qu’il n’a pas vu l’engin incendiaire arriver directement sur lui.

« La sensation de brûlure est immédiate »

Quand sa tenue commence à prendre feu, le gendarme dit avoir ressenti des douleurs immédiates. « La sensation de brûlure est immédiate, intense et s’intensifie dans le temps », explique-t-il, en décrivant l’équipement atteint puis la chair qui commence à piquer.

Secouru par ses collègues, le capitaine de gendarmerie assure ne pas avoir craint pour sa vie, même s’il estime qu’« on a peut-être frôlé la catastrophe ». Grièvement touché à la jambe, il fait partie d’une unité où une dizaine de militaires ont été blessés. Le parquet de Paris a ouvert dimanche une enquête pour tentative d’homicide.

La mobilisation a rassemblé entre 320 000 personnes selon la police et près de 500 000 selon les syndicats. Au total, 565 personnes ont été interpellées partout en France.