Prix du pétrole en hausse : télétravail, déplacements limités… comment les pays réagissent?

Société

URBAN HIT

Modifié : 6 avril 2026 à 23h22

La flambée des prix du pétrole pousse les gouvernements à agir. Plafonnement, restrictions et télétravail, les mesures se multiplient.

Depuis le 28 février, le prix du baril de Brent a atteint 109,16 dollars, entraînant des pénuries et des restrictions à l'échelle mondiale. Des pays comme le Sénégal interdisent les déplacements non essentiels de leurs ministres pour réduire les dépenses. Ousmane Sonko, Premier ministre, évoque une dette dépassant 130% du PIB et une dépendance au pétrole importé.

Mesures internationales face à la crise pétrolière

En Éthiopie, les approvisionnements en diesel ont chuté de 9,2 millions de litres à 4,5 millions. Les autorités priorisent les véhicules transportant des biens essentiels. Au Pakistan, les transports publics sont gratuits pendant 30 jours, financés par 350 millions de roupies. En Australie, les États de Victoria et de Tasmanie adoptent également des transports gratuits pour un à trois mois.

Le Sri Lanka impose une semaine de quatre jours dans la fonction publique pour économiser du carburant. La Malaisie et l'Indonésie instaurent des jours de télétravail pour leurs fonctionnaires. En Europe, la Croatie et la Hongrie plafonnent les prix des carburants depuis le 10 mars. La Pologne introduit un prix maximum quotidien pour les carburants depuis le 26 mars.

D'autres pays, comme la Slovénie, rationnent le carburant, limitant l'achat à 50 litres par jour. La Slovaquie suit avec un rationnement du diesel jusqu'au 18 avril. La Grande-Bretagne envisage également des mesures d'urgence, incluant des restrictions d'accès aux stations-service.